La stérilisation des animaux de compagnie : le furet.

Après le chien, le chat, le lapin, voici enfin un article concernant la stérilisation de cet adorable petit carnivore qui a, vous le verrez, certaines particularités de ce côté également! :)   La stérilisation du furet, donc, en questions :

1°) Pourquoi?

Une information fondamentale à connaître avant l’adoption d’une furette est qu’elle devra obligatoirement être stérilisée.  En effet, le furet est une espèce à ovulation provoquée, c’est-à-dire que l’ovule ne sera expulsé de l’ovaire pour continuer son trajet qu’après stimulation… par l’accouplement.  Si la chatte par exemple, en l’absence de mâle disponible, va finir – en désespoir de cause ;) – par ovuler et continuer son cycle pour en reprendre ensuite un nouveau, la furette a ceci de particulier qu’elle va malheureusement continuer à produire des oestrogènes… jusqu’à ce que mort s’ensuive.  Une exposition prolongée aux oestrogènes étant en effet toxique pour la moelle osseuse, provoquant une anémie et une diminution des globules blancs et des plaquettes finalement fatales.  Si elle n’est pas destinée à la reproduction, une furette doit donc impérativement être stérilisée.

Pour le furet mâle, la situation est différente, la castration ayant surtout des bénéfices pour les humains qui cohabitent avec lui.  D’abord, elle diminue fortement l’odeur qu’il émet. Si on a un temps cru qu’elle venait de ses glandes anales (jusqu’à les enlever pour cette raison!) on sait aujourd’hui que l’odeur forte des furets, mâles ou femelles, vient de glandes situées à la surface de la peau, et qu’aucune intervention ne pourra l’éviter.  Cependant, un mâle castré sera beaucoup moins « parfumé » qu’un mâle entier. :D Un mâle castré sera également moins agressif avec ses congénères, moins prompt à marquer son territoire en urinant à divers endroits et moins entreprenant avec les femelles éventuellement présentes.  La castration peut également jouer un rôle dans le comportement que votre furet aura avec vous, même si ces animaux sont en général très amitieux et que sa sociabilisation et son éducation prendront une plus grande part que les hormones dans la relation que vous établirez. :)

Nelson profite de la vie.

Nelson, en mode relax.

2°) Comment?

Il y a deux solutions aujourd’hui praticables au cabinet pour faire stériliser votre furet :

  • l’opération chirurgicale

Pour le mâle comme pour la femelle, il s’agit d’une opération en ambulatoire, c’est-à-dire que vous nous déposez votre boule de poils le matin et qu’elle peut rentrer à la maison le soir-même.  Les anesthésies utilisées sont bien entendu adaptées aux particularités du furet (nous utilisons prémédication puis anesthésie gazeuse). Et ils reçoivent les anti-douleurs nécessaires à un réveil en douceur et un post-opératoire confortable.

L’avantage de cette procédure est qu’elle ne doit être réalisée qu’une seule fois dans la vie du furet, pour un résultat souvent définitif.

Les inconvénients sont la nécessité d’une anesthésie générale, l’invasivité de la procédure (un peu plus pour la femelle que pour le mâle puisqu’elle est intra-abdominale), une cicatrisation nécessaire (de 7 à 10 jours) ; mais surtout une prédisposition avérée à développer plus tard une maladie de Cushing. En effet, la stérilisation chirurgicale est impliquée chez le mâle comme chez la femelle dans le développement plus ou moins tardif chez certains individus d’une surproduction d’hormones sexuelles par les surrénales, avec réapparition de symptômes non désirés mais surtout dangereux!  Pour en savoir plus sur cette maladie, vous pouvez consulter cet excellent article  d’une consœur spécialiste en NAC.

  • L’implant de desloréline

Aujourd’hui sont disponibles des implants qui permettent une stérilisation non chirurgicale des furets, et des furettes! (Même si à ce jour il n’est enregistré en Belgique que pour les mâles.) Il s’agit d’un dispositif de la taille d’un grain de riz, à glisser sous la peau à l’aide d’une large aiguille.  La procédure se réalise sous anesthésie flash (avec une anesthésie gazeuse, l’animal est endormi puis réveillé en quelques minutes). L’implant bloque la production d’hormones sexuelles pour une durée de 1 à 2 ans, parfois plus.

Les avantages de l’implant sont qu’il évite une opération chirurgicale et ses implications en terme d’anesthésie et d’invasivité ; que son action est réversible (même si certains furets restent stériles plus de 2 ans avec l’implant) ; et surtout qu’il prévient l’apparition d’une maladie de Cushing.

Le principal inconvénient de l’implant est son coût non négligeable, d’autant plus qu’il est nécessaire de réitérer plusieurs fois l’opération dans le courant de la vie du furet.  D’autre part, le moment de la réimplantation peut ne pas être évident à fixer, puisque son effet n’est pas toujours prévisible en durée.  Il demande également un délai de quelques semaines avant efficacité, avec parfois durant ce laps de temps une augmentation des comportements à composante hormonale.

3°) Quand?

Le moment de la castration chirurgicale aurait un impact sur le moment de développement de la maladie de Cushing, qui apparaîtrait en moyenne chez les individus touchés 3 ans et 1/2 après l’opération.  Une castration tardive est donc préférable, même s’il faut tenir compte du risque pour la femelle de rester trop longtemps en chaleur.  En pratique, je conseille la stérilisation des femelles vers 8 mois, et des mâles lorsqu’ils commencent à développer des signes indésirables.

L’implantation peut se faire dès la puberté, c’est-à-dire à peu près à la même période, vers 8-9 mois chez le mâle et 7-8 mois chez la femelle.  Et personnellement, je propose une réimplantation lors de réapparition de signes d’activité sexuelle, ou tous les 16 mois (durée d’action minimale théorique chez le mâle) en cas de risque de reproduction.

N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations!  Et longue vie à votre poutpouteur préféré! :)

Source : https://www.instagram.com/siberianlizard/

Source : https://www.instagram.com/siberianlizard/

 

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Bouboue.

Bouboue est une lapine.  Une jolie lapine, noire et blanche, avec même les yeux bicolores.  Une lapine caline, qui profite de la vie, choyée qu’elle est par sa propriétaire, entre le jardin des parents en France et l’appartement en Belgique.  Une lapine voyageuse, qui est soignée par un vétérinaire en France.  Mais jusque là, elle va plutôt bien, elle a simplement été vaccinée régulièrement pour être protégée contre les maladies mortelles qui sévissent là où elle vit. (Oui, les lapins peuvent être vaccinés, et c’est même le plus souvent recommandé! Deux articles, sur le vaccin classique et le vaccin contre la RDHV2.)

Lorsque Bouboue arrive chez moi, c’est parce qu’elle débute une pododermatite. Cette maladie relativement fréquente sur laquelle je dois toujours faire un article… ;)   Sinon, elle va très bien.  Je donne alors les recommandations habituelles, surtout à ce stade environnementales et alimentaires.  Et nous parlons de stérilisation.  Parce que Bouboue, qui a bientôt 5 ans, n’est pas stérilisée.  Son vétérinaire n’a jamais insisté sur l’intérêt de la stérilisation chez la lapine.  Une fois informée, sa propriétaire prend directement rendez-vous pour la faire opérer.

Le jour de l’intervention, Bouboue est toujours en forme, sa propriétaire a modifié son régime alimentaire qui n’était pas tout à fait adapté (Au fait, savez-vous comment nourrir correctement votre lapin? Jetez-un oeil par ici!).  Elle est allée acheter du matériel pour lui installer un enclos pour qu’elle coure davantage dans l’appartement, dans lequel Bouboue, en lapine d’un naturel joyeux qu’elle est, s’éclate depuis comme une folle.

Boubou

Je la tranquillise, je l’installe sous oxygène et anesthésie gazeuse, et mon confrère me rejoint pour m’assister pour l’intervention.  Et là, à l’ouverture, très mauvaise surprise : en fait d’un tractus génital normal, Bouboue a un utérus rempli par un liquide nécrotique, sans doute produit récemment par une tumeur utérine qui s’est, elle, développée depuis quelques temps.  Sans rien dire.  Bouboue n’a pas perdu l’appétit (au contraire, elle a même accepté son changement de régime sans trop protester), elle n’a jamais eu d’écoulements anormaux, elle s’amusait dans son nouvel enclos quelques heures auparavant.

Sur une telle lésion, le post-opératoire est délicat.  Le choc hypovolémique, l’absorption dans le sang de toxines relarguées par la tumeur, d’éventuelles conséquences du cancer aux autres organes jusque là silencieuses sont autant de facteurs qui rendent le pronostic à court terme réservé. (Le pronostic à long terme de l’adénocarcinome, tumeur maligne, étant de toute manière mauvais malgré l’ablation chirurgicale.)  Et Bouboue n’a pas résisté, malgré la perfusion et autres mesures prises en post-opératoire, elle ne s’est pas relevée de l’anesthésie.

Utérus de Boubou

Cette histoire est à la fois très triste et très instructive.  Elle nous apprend, ou nous confirme pour ceux qui le savaient déjà, que les lapins sont des animaux qui montrent rarement des signes de maladie avant que ce ne soit trop grave.  Que les tumeurs utérines, c’est souvent moche, et que c’est une de ces pathologies que l’on découvre fréquemment trop tard.  Et que la meilleure technique pour les éviter, qui donne en plus une certitude quasi-absolue que le problème ne se présentera jamais, c’est de stériliser la lapine lorsqu’elle est jeune et en pleine santé.  Le fait d’enlever tout le tractus génital donne forcément une garantie qu’il ne se tumorisera pas.  Si vous souhaitez plus d’information sur la stérilisation des lapines (et la castration des lapins), vous pouvez lire cet article.

En mémoire de Bouboue.

Faites stériliser vos lapines.

Et vos chattes, et vos chiennes, mais ce sont d’autres articles. ;)

Et si vous voulez vous remonter le moral, je vous suggère de lire la jolie histoire de Zack, qui reste une de mes préférées.

 

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Le variant de la maladie hémorragique virale du lapin (ou RHDV2).

(Histoire triste inside.)

La maladie hémorragique virale (ou RHD, pour rabbit haemorrhagic disease) est une maladie extrêmement grave, qui peut toucher tous les lapins sauvages ou domestiques de nos régions.  Elle est causée par un calicivirus, très résistant dans le milieu extérieur lorsque les conditions lui sont favorables, ce qui permet sa transmission par contact indirect.  Il est excrété dans les sécrétions d’un lapin malade (urinaires, fécales, respiratoires).  Transmis par contact direct entre lapins, il peut aussi être transporté sur des fourrages, des objets, voire le propriétaire, transmis par des moustiques, des mouches, ou même d’autres animaux qui n’en sont pas malades mais servent de vecteurs mécaniques.  Une fois le lapin contaminé, après une courte période d’incubation, la maladie va provoquer des hémorragies dans différents organes comme le foie et les poumons, entraînant le plus souvent une mort rapide.  Il n’existe aucun traitement efficace contre le virus.  C’est pourquoi la prévention par la vaccination est très importante.  Depuis quelques années, nous disposons au cabinet de vaccins qui offrent une immunité d’une durée d’un an contre la myxomatose et la maladie hémorragique virale classique.  (Plus d’informations ici.)

Il y a deux ans pourtant, durant l’été 2016, se sont déroulés des évènements de ceux qu’un praticien n’oublie pas.  A la fin du mois de juillet, une cliente attentive m’a amené l’un de ses cinq lapins, plutôt mal en point.  Tous ses lapins, d’une même famille, étaient vaccinés régulièrement et stérilisés.  Les traitements de soutien n’y ont rien fait, il est décédé en quelques heures.  L’autopsie a montré un foie très abîmé et quelques lésions pulmonaires. Dans les jours suivants, deux autres de ses lapins sont décédés subitement.  L’un d’eux était même occupé à manger du foin lorsqu’il s’est effondré, sous les yeux de sa propriétaire médusée.  Cette fois, je n’ai détecté à l’autopsie que des hémorragies multiples dans les poumons.  Le temps de recevoir les résultats des analyses complémentaires, et en l’espace d’une semaine, nous avons perdu toute la famille. :(   L’anatomo-pathologie et une autopsie supplémentaire effectuée à l’Université de Liège ont confirmé le diagnostic : ils avaient succombé des suites d’une maladie hémorragique virale.  Entretemps, au début du mois d’août, l’AFSCA communiquait auprès des vétérinaires : un variant de cette maladie était occupé à se répandre en Belgique sous forme d’épidémie. Une analyse (PCR) effectuée sur les prélèvements a ensuite confirmé que le virus coupable de cette triste histoire était bien le variant 2 de la maladie hémorragique virale. 

Résultats - extrait

Le RHDV2 a été identifié pour la première fois en France en 2010. Il s’agit d’un virus assez semblable au virus original, mais qui causerait un taux de mortalité moins élevé et susceptible de toucher des lapereaux plus jeunes.  Et surtout suffisamment différent pour que les vaccins habituellement utilisés en Belgique contre la RHD classique n’offrent que peu ou pas d’immunité contre cette « nouvelle » maladie. :(  

Il n’existait et n’existe d’ailleurs toujours pas de vaccin spécifique à ce variant commercialisé en Belgique.  En revanche, un vaccin a été développé et peut être importé depuis la France.  Malgré quelques difficultés en cette période d’épidémie où il était peu disponible, j’ai finalement pu me procurer ce précieux sésame, afin de protéger au plus vite mes petits patients.  Il fait aujourd’hui partie intégrante du protocole destiné à tout lapin que leur propriétaire voudra faire immuniser efficacement contre des maladies virales mortelles qui sont encore bien présentes en Belgique.  Malheureusement, il n’est pas forcément compatible avec l’autre vaccin recommandé, et le conseil est donné donc d’espacer d’au moins deux semaines les deux visites vaccinales de votre compagnon à quatre pattes.

Pour une prévention optimale, pensez donc à faire vacciner votre lapin contre la myxomatose, la maladie hémorragique virale classique, et le variant de la maladie hémorragique virale.  La stérilisation est un autre facteur protecteur pour sa santé.  Parlez-en avec votre vétérinaire.

En mémoire de Nocciolina, Cioccolatino, Snow White, Musetto et Lea.

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Les chiens guides de la Fondation I See.

La Fondation I See a pour vocation d’accompagner les personnes déficientes visuelles dans leur parcours quotidien.

Leur travail prend plusieurs formes, notamment :

  • Formations aux nouvelles technologies adaptées aux malvoyants.
  • Ateliers et stages collectifs : aide à la recherche d’emploi, apprentissage de l’autonomie en ville, etc.
  • Séances de sensibilisation en entreprise et dans les écoles.
  • Accompagnement de la personne déficiente visuelle.
  • Accompagnement des familles de la personne déficiente visuelle.

Et, bien entendu, au fur et à mesure des possibilités, l’attribution de chiens guides, assistants plus que précieux pour les personnes aveugles et malvoyantes.

Fruit d’un travail de longue haleine, l’éducation d’un chien guide nécessitera, de sa naissance à sa remise à son adoptant définitif, un lourd investissement tant en personnes qu’en moyens financiers.  Les chiots, nés dans un élevage dédié ou proposés par des éleveurs, seront choisis en fonction de leurs apparentes aptitudes.  Chaque chiot doit ensuite être pris en charge par une famille d’accueil, qui sera chargée des apprentissages de base et surtout de leur sociabilisation, afin que le chien assume sans peur le plus possible de situations et qu’il fasse un compagnon idéal.  Vers 18 mois, il est intégré à l’école de guidance de la Fondation, où il va apprendre tout ce qui est nécessaire à en faire un bon chien d’assistance pour une personne déficiente visuelle.  Finalement, il fera un stage avec son candidat adoptant, et si tout se passe bien, sera certifié trois mois plus tard pour lui être définitivement confié…  pour de belles aventures !

Chien guide

Il y a différentes manières de soutenir la Fondation I See, comme d’autres fondations ayant la même vocation de former des chiens d’assistance. 

  • Adopter un chien en peluche. ;)
  • Faire un don ponctuel. 
  • Parrainer un chiot.
  • Participer aux activités organisées pour lever des fonds.
  • Organiser des activités pour lever des fonds.
  • Etre famille d’accueil !

De notre côté, nous avons décidé de soutenir l’action de la Fondation en offrant  gratuitement aux familles d’accueil qui vivent dans le quartier les consultations nécessaires aux chiens durant leur période d’apprentissage.  Seuls les frais seront facturés par le cabinet directement à la Fondation.

Mon premier patient, Ourka, une adorable chienne presque prête pour sa formation de guidance, a ainsi été soignée récemment… pour un œil fermé. :D   Une conjonctivite bien vite résolue avec les traitements adaptés!  

Plus d’informations sur le site de la Fondation.

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Le chat haret

Un chat haret, aussi nommé chat errant, est un chat domestique retourné à l’état sauvage.  Certains d’entre eux sont nés dans une maison et ont donc été sociabilisés à l’homme, mais ont été ensuite abandonnés ou perdus.  Ceux-là, s’ils ne sont pas opérés, deviennent alors les parents, grands-parents, arrière-grands-parents, et ainsi de suite, de myriades de chatons nés à l’extérieur.  Ces chatons, qui n’ont que des contacts très éloignés avec l’homme durant leur période de sociabilisation, développent alors un comportement d’animal sauvage, ce qui les rend difficilement manipulables.

Ces chats harets deviennent rapidement très nombreux là où ils ont des possibilités de subsistance, parce que leur reproduction est rapide : une chatte peut faire facilement 3 portées par an !  Lorsque l’on sait qu’elle aura chaque fois environ 4 chatons, il est aisé de comprendre que la croissance exponentielle de la population posera rapidement des problèmes.Prolifération féline

Ces chats errants créent des désordres dans l’écosystème de la faune sauvage, surtout dans nos régions par la prédation des oiseaux et petits rongeurs endémiques.  En Australie, ils entrent également en concurrence avec les marsupiaux, mettant en danger ces derniers.  A Bruxelles, où ils sont extrêmement nombreux, ils sont surtout vecteurs de maladies, autant de réservoirs menaçant nos chats domestiques, et dans certains quartiers posent des problèmes d’hygiène générale.

Leur vie « libre » est ceci dit peu avenante.  En nombre excessif, ils sont surexposés à des maladies virales ou bactériennes graves, aux vers, aux parasites externes (puces, tiques, gales) ; affectés pour les mâles par les infections régulières dues aux bagarres territoriales et pour les femelles par les gestations répétées dans des conditions peu adaptées ; menacés par la circulation automobile et les actions d’humains excédés par les dégâts qu’ils causent.

La situation au niveau des autorités est d’autant plus compliquée que le bien-être animal a été régionalisé, et qu’à Bruxelles les politiques de trappage et stérilisation sont communales, et que le système – s’il existe – diffère bien entendu de l’une à l’autre.  Certaines associations tentent de leur côté d’améliorer la situation en trappant, faisant stériliser et tentant de placer les animaux sociables, et relâchant les autres dans les meilleures conditions possibles.  Si vous voulez apporter vous aussi, en tant que particulier, votre pierre à l’édifice, renseignez-vous auprès de l’une d’elles, ou encore de votre commune.  Cage à trappeLe mot de la fin sera consacré… à la prévention.  Quelle que soit la législation en vigueur, qu’elle soit ou non applicable concrètement, qu’elle soit ou non contrôlée, faites stériliser et identifier vos chats !  La puce électronique permettra de vous retrouver très rapidement si votre chat s’égare, et la stérilisation évitera, à vous et lui, bien des désagréments, et à sa progéniture les risques d’une vie d’errance.

 

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