Le chat haret

Un chat haret, aussi nommé chat errant, est un chat domestique retourné à l’état sauvage.  Certains d’entre eux sont nés dans une maison et ont donc été sociabilisés à l’homme, mais ont été ensuite abandonnés ou perdus.  Ceux-là, s’ils ne sont pas opérés, deviennent alors les parents, grands-parents, arrière-grands-parents, et ainsi de suite, de myriades de chatons nés à l’extérieur.  Ces chatons, qui n’ont que des contacts très éloignés avec l’homme durant leur période de sociabilisation, développent alors un comportement d’animal sauvage, ce qui les rend difficilement manipulables.

Ces chats harets deviennent rapidement très nombreux là où ils ont des possibilités de subsistance, parce que leur reproduction est rapide : une chatte peut faire facilement 3 portées par an !  Lorsque l’on sait qu’elle aura chaque fois environ 4 chatons, il est aisé de comprendre que la croissance exponentielle de la population posera rapidement des problèmes.Prolifération féline

Ces chats errants créent des désordres dans l’écosystème de la faune sauvage, surtout dans nos régions par la prédation des oiseaux et petits rongeurs endémiques.  En Australie, ils entrent également en concurrence avec les marsupiaux, mettant en danger ces derniers.  A Bruxelles, où ils sont extrêmement nombreux, ils sont surtout vecteurs de maladies, autant de réservoirs menaçant nos chats domestiques, et dans certains quartiers posent des problèmes d’hygiène générale.

Leur vie « libre » est ceci dit peu avenante.  En nombre excessif, ils sont surexposés à des maladies virales ou bactériennes graves, aux vers, aux parasites externes (puces, tiques, gales) ; affectés pour les mâles par les infections régulières dues aux bagarres territoriales et pour les femelles par les gestations répétées dans des conditions peu adaptées ; menacés par la circulation automobile et les actions d’humains excédés par les dégâts qu’ils causent.

La situation au niveau des autorités est d’autant plus compliquée que le bien-être animal a été régionalisé, et qu’à Bruxelles les politiques de trappage et stérilisation sont communales, et que le système – s’il existe – diffère bien entendu de l’une à l’autre.  Certaines associations tentent de leur côté d’améliorer la situation en trappant, faisant stériliser et tentant de placer les animaux sociables, et relâchant les autres dans les meilleures conditions possibles.  Si vous voulez apporter vous aussi, en tant que particulier, votre pierre à l’édifice, renseignez-vous auprès de l’une d’elles, ou encore de votre commune.  Cage à trappeLe mot de la fin sera consacré… à la prévention.  Quelle que soit la législation en vigueur, qu’elle soit ou non applicable concrètement, qu’elle soit ou non contrôlée, faites stériliser et identifier vos chats !  La puce électronique permettra de vous retrouver très rapidement si votre chat s’égare, et la stérilisation évitera, à vous et lui, bien des désagréments, et à sa progéniture les risques d’une vie d’errance.

 

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