Les maladies vectorielles.

Les beaux jours reviennent, et avec eux les différents parasites externes qui peuvent infester votre animal.  Non content de se nourrir de leur sang en leur causant des piqures pas toujours agréables et parfois des réactions locales, certains peuvent aussi être vecteurs de maladies graves, qu’ils transmettent d’un animal à l’autre par leur salive.  On les appelle les maladies vectorielles.

La babésiose (ou piroplasmose) peut être transmise par deux types de tiques : Rhipicephalus sanguineus et Dermacentor reticulatus.  En Belgique, on détecte des cas cliniques surtout dans les régions où Rhipicephalus est particulièrement présente, notamment dans certaines zones du Hainaut.  Cette maladie provoque de la fièvre, de la faiblesse, des urines foncées et des muqueuses pâles et jaunes.  Si vous observez ces symptômes chez votre chien, contactez rapidement votre vétérinaire pour le faire examiner et éventuellement faire un contrôle sanguin.

Babesia sur un frottis sanguin

L’ehrlichiose est transmise par la tique Rhipicephalus sanguineus.  Elle provoque de la fièvre, des problèmes de coagulation avec le développement d’hématomes, de pétéchies (petits points rouges sur les muqueuses) et un risque augmenté d’hémorragies, et parfois des problèmes nerveux et rénaux.  Si vous avez la moindre suspiçion de problèmes de coagulation chez votre chien, il est indispensable de consulter rapidement votre vétérinaire !

La borréliose (ou maladie de Lyme) est transmise au chien – ou à l’homme ! – par la tique Ixodes ricinus, de loin la plus fréquente des trois tiques citées.  L’incubation peut durer plusieurs mois, ce qui fait que la maladie se déclare bien après la piqure de la tique.  Elle provoque de la fièvre et de l’arthrite, qui se traduit par des boîteries intermittentes des différents membres, et plus rarement des problèmes nerveux.  Votre vétérinaire pourra faire les examens adaptés pour diagnostiquer cette pathologie et la traiter au mieux.

Ixodes ricinus

La prévention de ces trois maladies passe donc par la lutte contre l’infestation de votre chien par les tiques.  Il faut s’il risque d’être exposé – par des balades en forêt, un week-end à la campagne, ou parfois son environnement quotidien – systématiquement le traiter préventivement à l’aide de pipettes ou de colliers conseillés par votre vétérinaire.  N’hésitez pas à nous contacter pour plus d’informations.  En rentrant de promenade dans une zone à risque, inspectez sa peau afin de détecter d’éventuels parasites, et retirez les tiques que vous trouveriez à l’aide d’un dispositif spécifique.A savoir également : les maladies vectorielles transmises par les tiques sont en règle générale beaucoup plus agressives dans le Sud de l’Europe !  Il faut donc veiller tout particulièrement à protéger votre chien s’il vous accompagne là-bas en vacances.

Sur le thème des parasites, lire aussi l’article du Dr Carpet : La ‘saison’ des puces est arrivée…

Toute l’équipe du cabinet vous souhaite un printemps ensoleillé et de joyeuses fêtes de Pâques !

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