La stérilisation des animaux de compagnie : le chien

Si dans nos régions, il faut tenir compte d’une certaine surpopulation féline dans toute réflexion préalable sur le fait d’avoir des chatons, la situation de l’espèce canine n’est pas la même.  Certaines raisons médicales communes prônent en faveur de la stérilisation mais les conséquences comportementales des hormones circulant dans l’organisme sont assez différentes dans ces deux espèces.

Lire l’article sur la stérilisation du chat.

 Pourquoi  faire stériliser ma chienne ?

D’un point de vue médical, la stérilisation est protectrice vis-à-vis des éventuelles lactations nerveuses, mais surtout des infections utérines et des tumeurs mammaires, deux pathologies qui ne sont pas rares chez une chienne non stérilisée arrivée grâce aux bons soins qui lui sont apportés à un certain âge.  L’infection utérine devra dans la grande majorité des cas être traitée par une opération chirurgicale urgente, sous peine d’avoir des conséquences graves sur les organes vitaux de la chienne tels que le rein ou le foie.  Les tumeurs mammaires devront également être retirées chirurgicalement, avec le risque de récidive et éventuellement de métastases commun à de nombreux cancers.

La stérilisation prévient également les portées non désirées, même s’il est plus simple de les éviter chez une chienne, souvent sous surveillance constante de ses propriétaires, que chez une chatte qui se promène librement dans les jardins.  La présence d’un mâle non castré dans votre foyer est évidemment une raison de stériliser rapidement votre femelle si vous ne souhaitez pas avoir de chiots.

Pour prévenir à 100% le risque de tumeurs mammaires, les études actuelles recommandent une stérilisation dès l’âge de 6 mois, avant les premières chaleurs.  Le fait de laisser la chienne avoir une chaleur avant de la faire stériliser n’a pas d’intérêt médical, mais est recommandé par certains comportementalistes parce que la puberté peut faire évoluer une chienne dont le comportement n’est pas suffisamment adulte.

Anesthésie

 Pourquoi faire castrer mon chien ?

Il n’y a pas de raisons médicales communes à tous les chiens mâles qui impliqueraient une castration.  Elle sera recommandée au cas par cas par votre vétérinaire si votre chien présentait par exemple un défaut congénital tel que la cryptorchidie (un ou deux testicules ne sont pas descendus), ou plus âgé une tumeur du testicule ou une pathologie de la prostate – comme chez l’homme, nombre d’entre elles sont hormonalement dépendantes.

Des raisons comportementales peuvent également conduire à une castration.  Certains chiens présentent un comportement mâle exacerbé : ils lèvent la patte à tout bout de champ, fuguent régulièrement à la recherche de femelles, ont des comportements agressifs vis-à-vis d’autres mâles, voire soulagent leur libido sur les coussins, les peluches ou les genoux des personnes disponibles.  Les chiens qui ont un tempérament dominant peuvent également bénéficier des effets de la castration qui va tempérer leur comportement, même si elle devra être accompagnée obligatoirement de mesures strictes pour établir une vie de famille harmonieuse.  Plus tôt l’opération est réalisée, plus évidents en seront les effets sur ces dérives comportementales.

La castration du chien ne doit donc pas forcément être un automatisme, elle sera discutée au cas par cas avec votre vétérinaire.  La période idéale sera également décidée en collaboration avec ce dernier.

 Comment cela se passe-t-il ?

Les deux interventions nécessitent une anesthésie générale et une asepsie stricte.  Elle doivent donc être réalisées au sein d’une structure vétérinaire, où vous laissez en général votre animal pour quelques heures, et le récupérez sur ses quatre pattes.  Une période de convalescence et de surveillance accrue est nécessaire pour une bonne cicatrisation.  Des recommandations vous seront faites pour que tout se passe au mieux : protection de la plaie contre le léchage, mise au repos, etc.  Des visites de contrôle en post-opératoire vous seront éventuellement suggérées, ainsi que le retrait des fils si nécessaire 10 à 14 jours plus tard.  Nous accompagnons toute opération d’un traitement analgésique (contre la douleur) adapté afin que la période post-opératoire soit la plus confortable possible pour votre animal.

Lili en salle de réveil

Lili en salle de réveil

N’hésitez pas à nous poser d’éventuelles questions par téléphone, et si vous le souhaitez à prendre rendez-vous avec l’un des vétérinaires du cabinet pour programmer l’intervention !

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Un collier pour mon chat : pas n’importe lequel!

L’avertissement me semble utile : durant ce mois d’août, j’ai été confrontée à pas moins de trois patients félins sévèrement blessés par leur collier.

Quel est le danger ?

Le risque que le chat s’étrangle en restant pendu à une branche est souvent évoqué.  La situation n’est heureusement pas si fréquente : nos félins domestiques sont agiles et tous n’ont pas accès à de la végétation ligneuse.  Les trois cas qui m’ont été présentés ont en réalité malencontreusement passé une patte avant dans leur collier.  Une fois le collier coincé sous le bras, s’il n’a pas de mécanisme lui permettant de se détacher, le chat ne peut plus s’en débarrasser.

Si vous le repérez rapidement, le lui enlever directement permettra d’éviter le pire.  Cependant, pour autant que le problème ne soit pas tout de suite identifié, les conséquences peuvent rapidement devenir graves.  La période des vacances est critique à ce titre : le chat est souvent vu une seule fois par jour par un voisin, plus lentement recherché et retrouvé s’il se perd ; il vadrouille davantage lorsque le temps est au beau fixe et lorsque ses propriétaires ne sont pas à demeure ; certains animaux sont abandonnés avec leur collier.

Le collier qui serre, frotte et appuie sur la peau dans le pli du bras va blesser de plus en plus profondément le chat, sur le plan cutané puis sur le plan musculaire.   Les lésions peuvent aller jusqu’à l’atteinte des structures ganglionnaires et nerveuses.  A ce stade, les conséquences lymphatiques et neurologiques peuvent être définitives même après guérison des lésions musculaires et cutanées.  Par ailleurs, les tissus ainsi abîmés vont s’infecter, au risque de provoquer une septicémie.

Daisy – comme l’a renommée sa famille d’accueil – a été trouvée en rue avec des lésions ainsi causées par un collier.  Jusqu’à présent, malgré leurs recherches, personne ne l’a réclamée.  En attendant, nous l’avons prise en charge au cabinet pour soigner une plaie très profonde, surinfectée, d’une longueur d’environ 15 centimètres sous la patte antérieure gauche.  Pour épargner les âmes sensibles, la photo publiée ici est prise après trois semaines de soins et d’antibiotiques et un nouveau nettoyage sous tranquillisation.  Les limites de la plaie de départ sont indiquées par les deux flèches.

Lésion subsistante après 3 semaines de soins

Lésion subsistante après 3 semaines de soins

Le collier est-il donc exclu ?  Comment faire pour que mon chat soit retrouvé s’il se perd ?

Vous pouvez bien entendu continuer à mettre un collier à votre chat.  Cependant, il faut veiller à investir, pour quelques euros, dans un collier muni d’un dispositif particulier qui lui permet, en cas de traction excessive, de s’ouvrir spontanément.  Lorsque vous le mettez, il doit laisser au chat l’espace de deux doigts autour du cou.  Méfiez-vous des colliers à boucle, même en présence d’un élastique.  Si l’élastique permet en général aux chats de s’en sortir si une branche se coince dans le collier, il est souvent insuffisamment souple pour en laisser sortir la patte trop engagée.

Collier

Une alternative au collier est la puce électronique.  Il s’agit d’un petit dispositif placé de manière quasi indolore sous la peau du chat, qui permet – une fois l’enregistrement dans la base de données nationale effectué –  à tout vétérinaire ou refuge de l’identifier instantanément et d’obtenir vos coordonnées en quelques minutes.  Depuis peu, elle permet même l’installation de chatières qui ne laissent plus entrer que votre propre chat dans la maison et évitent donc les visiteurs indésirables : Lire l’article.

Si vous connaissez Daisy ou savez que sa famille la recherche, n’hésitez pas à contacter le cabinet vétérinaire !  Il s’agit d’une jeune femelle stérilisée, qui portait un collier gris et rouge sans identification et a été retrouvée en rue à Sint-Stevens-Woluwe au milieu du mois d’août.

Daisy

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La stérilisation des animaux de compagnie : le chat

Pourquoi faire opérer mon chat ? 

Chaque cas est bien sûr individuel, mais plusieurs raisons médicales ou comportementales indiquent qu’il est préférable de faire stériliser la plupart de nos petits animaux domestiques.

Un chat mâle non castré qui sort a un territoire beaucoup plus large (couvrant celui de plusieurs femelles qu’il convoite) que le chat mâle castré : il va donc vadrouiller beaucoup plus, il augmente ainsi le risque d’avoir un accident (voiture, chute) ou de se perdre.  Il va entrer en conflit avec d’autres mâles concurrents, et peut ainsi rentrer régulièrement blessé.  Il risque également beaucoup plus qu’un mâle castré de contracter des maladies transmissibles sexuellement ou par les bagarres, comme la leucose et le sida du chat !

Un chat mâle non castré qui ne sort pas ne court pas de risques sanitaires.  Par contre, il va très probablement marquer son territoire chez vous, c’est-à-dire projeter des petites quantités d’urine extrêmement odorantes un peu partout dans la maison.  Il ne sert à rien de le punir, il s’agit pour le chat mâle d’un comportement naturel, qui ne s’effacera qu’après une (rapide!) castration.StérilisationUne chatte non stérilisée qui sort est susceptible de faire jusque 4 portées par an.  Certes, les chatons c’est mignon comme tout.  Cependant, pensez qu’il faudra chaque fois placer ces petits, alors qu’il y a malheureusement toujours pléthore d’offres par rapport à la demande.  Qu’il y a toujours un risque de complications lors de la grossesse ou de l’accouchement.  Que faire plusieurs portées augmente pour la chatte le risque de développer une infection utérine.  Et enfin qu’elle est exposée de cette façon, comme le mâle non castré, aux maladies sexuellement transmissibles.

Une chatte non stérilisée qui ne sort pas court beaucoup moins de risques préjudiciables à sa santé.  Cependant, le fait de ne pas être stérilisée la rendra susceptible de contracter une infection utérine, des kystes ovariens et/ou des tumeurs mammaires à un moment ou l’autre de sa vie.  De plus, vous allez vite constater que les manifestations des chaleurs peuvent être insupportables : beaucoup de chattes miaulent très bruyamment pour attirer les mâles, de préférence la nuit ; certaines émettent également des urines odorantes à des endroits inappropriés.  Là non plus, rien ne sert de la punir, seule la stérilisation vous soulagera de ces désagréments.

A quel moment dois-je penser à l’opération ?

Chez le mâle comme chez la femelle, on conseille généralement de programmer la stérilisation autour de l’âge de 6 mois.  Opérés à cet âge, les inconvénients cités ci-dessus leur seront la plupart du temps épargnés.  Il n’y a pas d’âge limite pour une stérilisation, tant que votre animal est en assez bonne santé que pour supporter une anesthésie et une intervention chirurgicale.  Cependant, plus tard elle est effectuée, plus le risque que votre animal ait subi un des problèmes cités au préalable est élevé.  Par exemple, si votre chat a déjà contracté une maladie transmissible, le castrer ne le soignera pas, même si l’opération l’aidera à prévenir certaines conséquences de sa maladie et limitera sa contagion à d’autres chats.

Quels sont les effets secondaires de l’opération ?  Va-t-il changer de comportement ?

Une conséquence de la castration reconnue largement à ce jour est la susceptibilité à prendre du poids.  Il faudra donc dans certains cas adapter le régime de votre chat afin de prévenir ce problème.  Avec un aliment adapté donné en quantité raisonnable, il sera souvent très facile d’éviter cet écueil.  Habituer le chat dès son plus jeune âge à une alimentation équilibrée et rationnelle – éviter de donner dès qu’il réclame, ne pas l’habituer à mendier à table, etc. – est d’ailleurs quelque chose qui vous aidera grandement à passer la transition sans heurts.

La stérilisation ne change pas le tempérament du chat.  Elle supprime bien entendu les comportements liés aux hormones, c’est-à-dire les marquages, les miaulements, et pour certains chats - pas tous – la tendance à vadrouiller.  Par contre, elle a lieu à un moment de transition qui peut vous faire penser le contraire : votre chaton devient progressivement adulte, et des modifications de ses habitudes sans rapport avec l’opération vont naturellement se mettre en place.

Comment cela se passe-t-il ?

La stérilisation est réalisée bien entendu sous anesthésie.  En général, nous vous proposerons donc de déposer l’animal un matin pour le récupérer sur ses quatre pattes en fin de journée.  Si la castration du chat ne nécessite pas de sutures sur la peau et est généralement oubliée le lendemain, la stérilisation d’une chatte est suivie d’une courte convalescence d’environ 10 jours, au terme de laquelle un contrôle devrait être réalisé, associé au retrait des fils de suture si nécessaire.  Nous accompagnons toute opération d’un traitement analgésique (contre la douleur) adapté afin que la période post-opératoire soit la plus confortable possible pour votre animal.

Kity & Katy en salle de réveil

Kity & Katy en salle de réveil

N’hésitez pas à nous poser vos questions par téléphone, et éventuellement à prendre rendez-vous avec l’un des vétérinaires du cabinet pour programmer l’intervention !

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L’hyperthyroïdie chez le chat.

L’hyperthyroïdie est une maladie relativement fréquente chez le chat âgé.  La thyroïde est une petite glande située autour de la trachée chez le chat (comme chez l’homme et le chien), qui produit des hormones jouant sur le métabolisme de l’animal.

Chez certains chats âgés, un nodule sur la thyroïde peut se développer, composé de cellules qui vont parfois – pas toujours – produire un excès d’hormones thyroïdiennes.  Ce nodule est tout à fait bénin dans la très grande majorité des cas, mais la surproduction d’hormones thyroïdiennes a des conséquences nombreuses sur l’organisme du chat.  C’est pourquoi il est important de détecter ce désordre hormonal rapidement pour pouvoir le traiter au mieux, avant qu’il n’ait des conséquences trop graves pour l’animal.

Les signes d’hyperthyroïdie s’installent souvent progressivement et peuvent être mis à tort sur le compte de l’âge du chat qui avance.  Le signe le plus fréquent et le plus évident est un amaigrissement, souvent associé à une augmentation de l’appétit.  Peu de maladies associent ces deux facteurs.  Une nervosité excessive, des anomalies de comportement peuvent aussi  survenir.  Des signes digestifs chroniques sont également une conséquence possible de l’excès de thyroxine circulante.  Attention, certains chats souffrant d’hyperthyroïdie vont au contraire se montrer abattus et perdre l’appétit, cet état n’exclut donc pas d’office cette pathologie.

Si vous repérez ces symptômes chez votre chat, ou tout autre signe qui vous semble alarmant, venez nous consulter.  La méthode utilisée pour détecter une hyperthyroïdie est la prise de sang.  Rapide et indolore, elle confirme le diagnostic et permet la mise en place directe d’un traitement adapté à la situation de votre animal.  Un check-up sanguin régulier est d’ailleurs d’une grande utilité chez le chat qui prend de l’âge, il permet en effet de détecter certaines pathologies avant même que vous en ayez observé les signes.

Il existe plusieurs possibilités de traitement pour votre animal une fois le diagnostic d’hyperthyroïdie posé.  Il peut se faire à l’aide de comprimés à administrer tous les jours, à vie, dont il faudra adapter le dosage en début de traitement à l’aide de contrôles sanguins.  Une alternative toute neuve à ce traitement par comprimés est l’administration d’une alimentation spécifique.  Votre animal devra cependant être limité exclusivement à cet aliment pour un bon résultat.  Deux autres solutions existent mais sont réservées à des structures spécialisées : le traitement chirurgical après scintigraphie et le traitement à l’iode radioactif.

Un chat dont le traitement peut être mis en place efficacement retrouvera alors son confort de vie, et les conséquences de l’hyperthyroïdie seront minimisées sinon éliminées.  Il s’agit d’une maladie qui se soigne bien à l’heure actuelle, et qu’il vaut la peine de détecter précocement afin de stabiliser au plus vite votre animal.

Pour plus d’informations sur l’hyperthyroïdie, vous pouvez consulter cet article plus détaillé, également rédigé par mes soins.  Et n’hésitez pas bien entendu à nous contacter si vous avez d’autres questions à propos de cette maladie, ou toute autre préoccupation concernant votre petit compagnon !

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Alimentation raisonnée : exercices pratiques.

Lire d’abord : Alimentation raisonnée : théorie et aspirine.

Rappel des objectifs pour le chat, selon les recommandations de Kirk et al. (2000) :

  • 30 à 45% de protéines dans la matière sèche, dont une part la plus importante possible de protéines animales.
  • 9 à 30% de matières grasses dans la matière sèche, avec des réserves sur la quantité en cas de surpoids.
  • Na 0,2-0,5% ; Ca 0,5-1% ; P 0,5-0,8% (avec un rapport Ca/P de 0,9 à 1,5) ; K 0,6-1% ; Mg 0,04-0,1%.
  • moins de 5% de fibres dans la matière sèche.
  • moins de 45% d’hydrates de carbone dans la matière sèche.

Les pourcentages mis entre parenthèses sont les pourcentages calculés dans la matière sèche, qui sont malheureusement absents de la plupart des paquets d’aliments.ALIMENT 1 (sec)

Céréales (20%), Viande et sous-produits animaux, extraits de protéines végétales, huiles et graisses, sous-produits d’origine végétale, poisson et sous-produits de poisson (saumon 4% dans les croquettes rouge-brun et marron-clair), levures, substances minérales, légumes 1% (dans les croquettes vertes, jaunes et orange) – protéines brutes 30% (34%), matières grasses brutes 10% (11%), cendres brutes 7,5% (8,5%), fibres alimentaires brutes 2,0% (2,25%), humidité 10,5%,  hydrates de carbone (par déduction) : 43,5% (48,6%)

Constatations : Le premier produit utilisé dans l’aliment n’est pas d’origine animale.  Les pourcentages ne sont pas détaillés, ni la nature de la viande, du poisson ou des céréales.  Le taux en protéines est suffisant, mais il est impossible de savoir si leur origine est principalement animale.  Le taux d’hydrates de carbone est excessif.  Les taux en minéraux ne sont pas précisés.

ALIMENT 2 (sec)

Viande et sous-produits animaux 55% (dont 25% de poisson frais cuisiné), céréales (riz 14%, maïs, orge), extraits de protéines végétales, huiles et graisses, minéraux, fructo-oligo-saccharides – protéines brutes 31% (33%), matières grasses brutes 15% (16%), cendres brutes 8,5% (9,1%), fibres alimentaires brutes 1,5% (1,6%), humidité 7%, hydrates de carbone (par déduction) : 37% (39,8%), Ca 1,3% (1,4%), P 1% (1,1%)

Constatations : Le premier produit utilisé dans l’aliment est une source de protéines animale, et son pourcentage est important.  La nature de la viande et des sous-produits animaux n’est pas précisée (sauf les 25% de poisson frais), mais bien la nature des céréales.  Les taux en minéraux sont incomplets, et les taux de Ca et P sont trop élevés (mais avec un rapport correct).  Le taux en protéines est correct, le taux en matières grasses un peu supérieur à l’aliment précédent, une même quantité d’aliment remplira donc davantage les besoins en énergie de l’animal.  Le taux d’hydrates de carbone n’est pas excessif.

ALIMENT 3 (sec)

Protéines déshydratées de poulet et de dinde, farine de gluten de maïs, graisses animales, maïs moulu, riz moulu, riz brun, protéines déshydratées de thon, hydrolysat de poisson, orge moulu, gruau d’avoine, hydrolysat, pulpe de betterave séchée, chlorure de potassium, hydrochlorure de L-lysine, carottes déshydratées, petits pois déshydratés, concentré de tomates, épinards en poudre, pulpe de citron, concentré de raisin, huile végétale, huile de poisson, DL-méthionine, sel, carbonate de calcium, fibres d’avoine, oxyde de fer, phosphate dicalcique, taurine, L-tryptophane, vitamines et oligo-éléments. Agents conservateurs naturels (tocophérols, acide citrique et extrait de romarin). – protéines brutes 32,1% (34%), matières grasses brutes 20,8% (22%), fibres alimentaires brutes 1,7% (1,8%), humidité 5,5%, hydrates de carbone : 33,8% (35,8%), calcium 0,76% (0,8%), phosphore 0,71% (0,75%), sodium 0,43% (0,45%), potassium 0,76% (0,8%), magnésium 0,07% (0,07%).

Constatations : Le premier produit utilisé dans l’aliment est une source de protéines animale.  Les pourcentages ne sont pas détaillés, mais la nature des produits animaux est systématiquement précisée.  Les taux en minéraux sont cités et corrects.  Le taux en protéines est correct, le taux en matières grasses supérieur aux deux aliments précédents.  Le taux d’hydrates de carbone n’est pas excessif.

ALIMENT 4 (humide)

Viandes et sous-produits animaux, poissons et sous-produits de poissons (dont blancs min. 4%), céréales, extraits de protéines végétales, sub. minérales – protéines 8,5 % (47%) – matières grasses 5% (27%) – fibres alimentaires brutes 0,3 % (1,6%) – matières inorganiques 1,8 (10%) – humidité 82 %

Constatations : Le premier produit utilisé dans l’aliment est une source de protéines animale.  Les pourcentages ne sont pas détaillés, ni la nature des produits animaux (sauf les 4% de poissons blancs).  Le taux en protéines est un peu excessif et le taux en graisse est élevé (l’aliment est donc à déconseiller aux animaux ayant tendance à prendre du poids).  Les taux en minéraux ne sont pas précisés.

ALIMENT 5 (humide)

Thon de l’océan atlantique 75%, Bouillon de poisson 24%, riz 1% – protéines brutes 20% (87%), matières grasses brutes 0,5% (2,17%), fibres brutes 0,1% (0,43%), cendres brutes 2% (0,86%), humidité 77%

Constatations : La très grande majorité des produits utilisés dans l’aliment sont des sources de protéines animales.  Les pourcentages sont détaillés.  Le taux de protéines est cependant excessif et le taux de graisse est faible.  Les taux en minéraux ne sont pas précisés (le poisson sans ses arêtes est excédentaire en phosphore par rapport au calcium, peut-être les arêtes ont-elles été broyées et mélangées mais ce n’est pas précisé sur l’emballage).

ALIMENT 6 (humide)

Bœuf, porc, foie de porc, farine de blé, farine de riz, oxyde de fer, amidon de maïs, cellulose, farine de gluten de maïs, huile végétale, hydrolysat, sulfate de calcium, phosphate dicalcique, petit lait en poudre, DL-méthionine, carbonate de calcium, taurine, sel iodé, chlorure de potassium, hydrochlorure de L-lysine, vitamines et oligo-éléments – protéines brutes 9 – 10.4 % (36 – 41.9 %), matières grasses brutes 5.3 – 6.7 % (21.8 – 26.8 %), fibres alimentaires brutes 1 – 1.2 % (4.3 – 5 %), humidité 74.8 – 75.8 %, hydrates de carbone : 5.1 – 7.6 % (20.5 – 30.1 %), calcium 0.2 – 0.25 % (0.82 – 1 %), phosphore 0.17 – 0.19 % (0.72 – 0.75 %), sodium 0.07 – 0.13 % (0.31 – 0.5 %), potassium 0.19 – 0.22 % (0.79 – 0.88 %), magnésium 0.02 – 0.02 % (0.06 – 0.08 %).

Constatations : Les trois premiers produits utilisés dans l’aliment sont des sources de protéines animales.  Les pourcentages ne sont pas détaillés, mais la nature des produits animaux est systématiquement précisée.  Le taux en protéines est correct, le taux de matière grasse est relativement élevé.  Le taux d’hydrates de carbone n’est pas excessif.  Les taux en minéraux sont cités et corrects.

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